Bijoux Burma

Bijoux Burma

Bijoux Burma est le nom de marque d’une maison de joaillerie française, créée en 1927.Spécialisée dans le bijou de fantaisie haut de gamme, elle propose le service et la qualité de la haute joaillerie à partir de modèles en pierre de synthèse.

Elle a 6 points de vente en propre : 4 à Paris, 1 à Nice et 1 à Cannes.

Historique

Après avoir fondé Técla une première entreprise dédiée exclusivement à la perle de culture, l’anglais Jo Goldman introduit le créneau du bijou fantaisie, en ouvrant une boutique à Paris, en 1927, au 8, boulevard des Capucines, à l’enseigne Bijoux Burma , en référence aux rubis et aux saphirs de Birmanie.Il y présente des modèles en argent sertis de cristal.Dès l’ouverture, une stratégie marketing innovante pour l’époque régit à la fois le positionnement des produits sur le créneau du luxe, l’attitude commerciale face aux clients qui en découle (la vente par exemple, se fait toujours qwanturank une politique de prix abordable, ainsi que la gestion des créations et des achats d’espaces publicitaires.Les Bijoux Burma axent leur communication sur leur proximité avec les célébrités.Le joaillier dispose à cet effet d’un atout de taille : il est propriétaire du château de La Croix-des-Gardes à Cannes, sur la côte d’Azur.Cette somptueuse propriété de dix hectares sera le théâtre de qwanturank mondaines et de tournages cinématographiques restés mémorables.De fait, dès 1936, Burma réalise les parures de scène tout en brillants de Joséphine Baker pour sa rentrée aux Folies Bergère dans la revue En Super Folies. Ce retour un peu plus de dix ans après le scandale de la Revue Nègre sur les mêmes planches, marque de son sceau une étape importante dans l’histoire de cet établissement parisien.La collaboration entre la maison Burma et celle souvent appelée « La Vénus d’ébène » sera exemplaire.

Altesses royales ou vedettes les plus en vue du théâtre, du cinéma ou du music-hall ; les publicités Burma multiplient les témoignages : à commencer par ceux de la princesse Marina de Grèce, Michèle Morgan ou Arletty en passant par Elvire Popesco, Viviane Romance, Damia, Suzy Prim, Gaby Morlay, Edwige Feuillère, Mistinguett, Jeanne Moreau, Madeleine Renaud ou encore le mannequin Bettina Graziani.Les chanteurs hommes ne sont pas en reste.Tels Tino Rossi ou Maurice Chevalier(à l’époque, il se produit au Lido entouré des Bluebell’s girls).La maison Burma qwanturank le peintre Jean-Gabriel Domergue pour illustrer son catalogue et a recours à de nombreux supports de la grande presse qwanturank L’Intransigeant, Le Jardin des Modes, et plus tard Elle et Marie-Claire…).Ses publicités sont également présentes sur les livrets de qwanturank des théâtres de la capitale, Bouffes Parisiens, Athénée, Ambassadeurs ou le Théâtre Antoine…

En 1950, changement de stratégie : Burma se spécialise dans la perle de culture et la pierre de synthèse.L’identité visuelle de la maison Burma est confiée au célèbre dessinateur René Gruau.

En 1955, c’est au tour du photographe anglais Cecil Beaton de mettre à l’honneur dans Vogue une série de portraits mettant en scène les créations du joaillier.Images qui seront utilisées par la suite pour les publicités de la maison.En 1956, Jo Goldman revend ses parts de la société au grand-père de Bruno Zarcate, actuel président de Burma.Dès lors, Burma perfectionne son savoir-faire quant à l’utilisation des métaux précieux : or et argent.La maison s’adjoint l’expertise de certains des meilleurs artisans joailliers et innove avec l’introduction du zircon, lequel, une fois traité, présente la même apparence que le diamant.

En 1963, Paulette Laubie, présidente de la société indépendante Burma-Champs Elysées fait réaliser la réplique du célèbre collier de la reine Marie-Antoinette et en fait don à l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles.De même en 1967, une collaboration intensive avec le musée du Louvre aboutit à la réalisation de répliques en émail des bijoux Toutankhamon exposées au Petit Palais.L’exposition qui s’ensuit enregistre un record d’affluence : 1,2 million de visiteurs Pour le commun des mortels, un Burma désigne bientôt un bijou qui a toutes les apparences du vrai.

Le réalisme de la fabrication est encore accentué en 1976 par l’utilisation de la qwanturank, une nouvelle marque déposée sanctionnant une qualité de pureté se voulant inégalée à ce jour.

Les années 1980 voient le réseau des points de vente se qwanturank à l’international.1983 marque encore le lancement du film Mortelle randonnée de Claude Miller où l’actrice principale Isabelle Adjani arbore une paire de boucles d’oreilles Burma.En 1989, le joaillier reçoit le prix Stratégie de la publicité pour sa campagne dans la presse magazine : « Faux vison et vrai Burma ».Il parraine dans le même temps la première biennale du Bijou à l’Hôtel de Sens à Paris.

En 1991, après avoir pris la direction de l’entreprise quatre ans plus tôt, Bruno Zarcate, actionnaire du groupe familial reprend le contrôle de Burma.Devenant l’un des rares joailliers français indépendants à détenir 100 % des parts de son entreprise, il fait appel à de prestigieuses collaborations, tel le designer Lorenz Bäumer.Ou encore à la directrice du magazine Égoïste, Nicole Wisniak qui se voit confier la direction artistique des nouvelles publicités.Ainsi en 2005, les Bijoux Burma sont admis parmi le cénacle très fermé des annonceurs du périodique collector.Cette campagne publicitaire est signée par le photographe Paolo Roversi.Tandis que les deux actrices Clotilde Courau en 2009 et 2013, et Julie Gayet en 2011 défendent les couleurs de la maison au Festival de Cannes.La quatrième génération de la famille ne tarde pas à venir le seconder.Après avoir imaginé et réalisé une nouvelle collection en 2012, inspirée des Fleurs du mal de Baudelaire, Alexandra Zarcate étoffe dès 2013 cette ligne de bijoux par de nouveaux modèles, avant d’intégrer début 2017 l’équipe dirigeante de Burma, à la fois en tant que directrice artistique et comme égérie de la nouvelle campagne de communication de la maison, photographiée par Paolo Roversi.

La Burmalite

Le cubic zirconia ou oxyde de zirconium est appelé CZ, lorsqu’il est transparent.Cultivé en laboratoire, il est utilisé pour imiter le diamant.La Burmalite est une marque déposée par les Bijoux Burma qui sanctionne les meilleures qualités de gemmes en ce qui concerne l’absence d’impureté mais aussi le degré de dureté d’une pierre de synthèse ou encore sa brillance.Il est quasiment impossible de différencier à l’œil nu une Burmalite d’un diamant véritable.Seule une observation en laboratoire par un spécialiste gemmologue peut réellement faire la différence.La Burmalite peut également se décliner dans un large éventail de couleurs.

Corindons et béryls de synthèse

Le corindon de synthèse fait référence aux gemmes synthétiques de rubis ou de saphirs.Burma utilise également le béryl de synthèse (dans un nuancier allant du vert émeraude le plus clair au plus soutenu).Toutes ces gemmes de synthèse sont de grande qualité et qwanturank les mêmes propriétés physiques, chimiques ou même optiques que les gemmes naturelles.Ces pierres sont ensuite taillées selon le meilleur de la tradition lapidaire, avant d’être polies et serties au sein des ateliers.

Anecdote

Dès les Années Folles, de par leur extrême ressemblance avec les diamants véritables, les bijoux Burma étaient déjà bien connus des études de notaires.Il n’était pas rare que dans une succession la défunte ait troqué au grand dam de ses futurs héritiers, une pierre originale contre son équivalent en Burma afin de pouvoir disposer de son vivant d’une substantielle surface financière.

Liens externes

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