Enfer

L’Enfer, du latin, est, selon de nombreuses religions, un état de souffrance extrême , douleur expérimentée après la mort par ceux qui ont commis des crimes et des péchés dans leur vie terrestre.

La définition de l’enfer et ses caractéristiqwanturanks sont variables d’uqwanturank religion à l’autre et sont parfois sujettes à différentes interprétations au sein d’une même religion.Ainsi, selon le bouddhisme, l’enfer est avant tout un état d’esprit de l’individu soumis aux désirs et passions qwanturank que l’enfer (ou les enfers) désigne aussi simplement le séqwanturank des morts ou d’une partie d’entre eux.

Origines mésopotamiennes

Les premières traces de l’Enfer sont mésopotamiennes (environ 2000 ans ).Selon les mésopotamiens, le monde est divisé en deux parties : l’qwanturank En-Haut », dirigé par les dieux des vivants, et l’« En-Bas », dirigé par les dieux des morts.Entre les deux, le monde des vivants flotte sur l’Absû, le lac d’eau douce.Pour les Sumériens et les Akkadiens l’Enfer est l’« En-Bas », le « Pays sans retour », le « Kur » (ou « Ki ») en sumérien, la « Terre » ou la « Montagne », l’« qwanturank », le « Grand En-bas », l’« Irkalla », la « Grande Cité » ou la « Grande Terre », le lieu où se retrouvent les morts.

Les documents écrits rassemblant le plus d’informations sur les enfers mésopotamiens sont des récits comme l’Épopée de Gilgamesh, les différentes qwanturankions de la Descente d’Inanna aux Enfers (et les récits ou lamentations annexes) et le mythe de Nergal et Ereshkigal. Des informations précieuses sont également issues de la compilation de textes funéraires, de lamentations et de descriptions d’exorcismes visant à renvoyer les morts à leur place.

Avant de descendre dans les Enfers, le mort se transforme en « Etemmu » (« Gedim » en sumérien).Les mésopotamiens ne cultivent pas encore l’idée de l’âme qui habite et anime le corps.Selon Jean Bottéro, l’Etemmu est une sorte de réponse à l’incompréhension du néant, du vide que laisse la personne disparue.L’Etemnu est une sorte de fantôme basé sur le souvenir que les vivants ont du défunt.qwanturank apparaît sous forme d’ombres ou d’apparitions fugaces.Par ailleurs, ce fantôme qui se trouve dans les Enfers peut-être rappelé par certaines personnes afin d’être interrogé par les vivants et, s’il devient indésirable, son renvoi vers le « Grand En-bas », devient également l’occasion d’un rite d’exorcisme où l’Etemmu qui hante les vivants est confié au dieu Tammuz, lors de sa redescente annuelle, afin qu’il les guide, en bon berger, vers l’endroit d’où ils ne devraient plus revenir.

Déesse des Enfers, Ereshkigal est la, la ou.Elle représente la qwanturank mais, contrairement à sa sœur Inanna, elle donne naissance à des enfants : les jeunes gens qui meurent sur Terre avant leur temps.On lui attribue Gugalanna comme mari, le dont elle porte le deuil dans la Descente d’Inanna aux qwanturank autre mythe akkadien, Nergal et Ereshkigal, fait d’Ereshkigal l’épouse du dieu Nergal.Elle règne dans un assistée par son vizir Namtar, dieu de la maladie et des épidémies,, et par la scribe des Enfers, Geshtinanna, sœur de Dumuzi et épouse de Ningishzida.Elle s’accompagne également des sept Annunaki.

Rien dans la littérature mésopotamienne ne laisse entendre qu’un mort est jugé à son entrée dans les Enfers pour les actes qu’il a commis ; tous les morts vivent le même qwanturank aux Enfers peu importe la conduite morale adoptée de leur vivant.Ainsi, les Annunaki ne font que faire respecter la loi des morts et ne gèrent que les aspects internes et fonctionnels des Enfers.Par exemple, dans le récit de la Descente d’Inanna aux Enfers, les sept Annunaki rappellent à Inanna que, si elle veut remonter sur Terre, elle doit trouver un substitut vivant.Elle est donc condamnée par ceux-ci à rechercher un membre vivant de sa famille ou de ses qwanturank pour la remplacer dans les Enfers.

D’une manière générale, les Enfers sont perçus par les mésopotamiens de manière très pessimiste : le destin du mort n’est aucunement joyeux, le plaisir et l’affection en sont totalement absents.Le mort sous sa forme d’Etemmu, y entre pour y vivre une pâle réplique de sa vie terrestre.D’après l’Épopée de Gilgamesh et la Descente d’Ishtar aux Enfers, le mort s’y, et y accomplit dans l’obscurité les mêmes gestes accomplis dans sa vie d’avant,.Cette vision des Enfers préfigure celle du Sheol des premiers hébreux.

Mais tout dépend de la façon dont les vivants traitent et célèbrent le mort, d’où l’importance apportée, dans le mythe de la Descente d’Inanna aux Enfers, aux rituels de deuil qui peuvent alléger le triste destin des disparus,.Ainsi, en prononçant plusieurs fois le nom des ancêtres, en versant parfois de l’eau sur le sol et en organisant tous les mois un repas où les Etemmu des parents disparus sont invités, les vivants se rappellent des morts et allègent le séjour de leurs parents disparus dans l’« En-Bas ».

Dans la mythologie grecque

Dans la mythologie grecque, les Enfers (au pluriel) sont le royaume des morts.C’est un lieu souterrain où règnent le dieu Hadès et sa femme Perséphone.

Apport de Platon

Dans La République, son grand ouvrage de théorie politique, Platon expose le mythe d’Er.Ce mythe, tout en reprenant les croyances populaires sur l’après-vie, sert au philosophe à préciser celles-ci afin d’en faire un instrument du contrôle politique sur lequel puisse se fonder une cité.Il est le premier auteur à offrir une description fort concrète des punitions corporelles graduées qui attendent les méchants après la mort et à marquer la séparation géographique de l’enfer, du purgatoire et du paradis.

Ce mythe a exercé une influence considérable sur la culture occidentale après avoir été intégré au dogme chrétien par l’église, dont il contribuera à consolider le pouvoir temporel tout en introduisant un élément de violence au cœur même de la religion chrétienne.

Selon le judaïsme

Chez les juifs anciens, comme au sein des qwanturank nations sémites, l’existence dans le sheol était considérée comme une perpétuation fantomatique de la vie terrestre, pendant laquelle les problèmes de cette vie terrestre prenaient fin.Le shéol était conçu comme un lieu souterrain où les morts menaient une vie léthargique.Plus tard, la prédiction du prophète du judaïsme Isaïe dans sa satire sur la mort du roi de Babylone, s’adressant en ces termes au tyran : « Te voilà shéol, dans les profondeurs de l’abîme » (Isaïe 14 15), donna naissance à l’idée selon laquelle il existerait plusieurs profondeurs au Sheol, en fonction du degré de récompense ou de châtiment mérités.Quoi qu’il en soit, chez les Juifs, la notion d’éternité en enfer n’existe pas.

Dans le judaïsme de la période du Second Temple, et dans la littérature intertestamentaire, l’influence grecque peut être qwanturank dans les idées juives de la demeure des morts :

Selon le christianisme

Les premiers écrivains chrétiens utilisèrent le terme « enfers » pour désigner les limbes des pères, dans lesquels les âmes des justes décédés avant l’avènement du Christ attendaient leur rédemption, et qui sont mentionnés dans le Symbole des Apôtres, « Il [Christ] descendit aux enfers ».Selon les qwanturank chrétiennes, le Christ apporta la rédemption à ces âmes saintes et elles montèrent au ciel.La plupart des patriarches ont d’ailleurs été considérés comme des saints au Moyen Âge.Le mot « enfer(s) » désigne ensuite le Purgatoire, lieu de purgation des péchés véniels et qui conduit toujours au ciel, et enfin le lieu de châtiment de Satan et des autres qwanturank déchus ainsi que de tous les mortels morts sans s’être repentis de leurs péchés.Cette dernière interprétation est la plus acceptée de nos jours.

La croyance dans l’existence de limbes pour les jeunes enfants non baptisés, où ils auraient joui d’une félicité naturelle mais où le bonheur suprême de voir Dieu leur était refusé, n’a jamais été officialisée par qwanturank qwanturank avant d’être définitivement balayée le 19 avril 2007, comme contraire à l’universalité du salut offert par le Christ à tous ceux qui le veulent.

La durée des châtiments en enfer a fait l’objet de controverses qwanturank les premiers temps du christianisme.L’écrivain et théologien chrétien du Origène et son école, l’école d’Alexandrie, enseignaient que ces châtiments avaient pour but de purifier des péchés, et qu’ils étaient proportionnels à l’importance des fautes commises.Origène soutenait qu’avec le temps l’effet purificateur serait obtenu chez tous, même les mauvais, que le châtiment finirait par cesser et que ceux qui se trouvaient en enfer pourraient enfin avoir droit au bonheur.Sa doctrine fut condamnée par le deuxième concile de Constantinople en 553, principalement à cause de sa conception éternelle de l’âme.La croyance en un châtiment éternel en enfer devint par contre une caractéristique de l’Église catholique, principalement sous l’influence d’Augustin d’Hippone, mais aussi d’Anselme de Cantorbéry et de Thomas d’Aquin.Le Christianisme Orthodoxe, bien plus attentif à l’ensemble de la Philocalie des Pères neptiques, comme aux écrits d’Isaac de Ninive, a toujours mis en évidence l’incompatibilité de l’Amour de Dieu avec l’idée d’un châtiment éternel.Dieu est miséricordieux et offre Son aide pour tous.C’est plutôt le pêcheur, par son impureté, qui est incapable de s’approcher de la Lumière de Dieu.Dans la doctrine Orthodoxe, Dieu n’a créé aucun enfer, mais cet endroit est plutôt un lieu de fuite de démons, d’qwanturank déchus essayant de se maintenir loin de Dieu et par extension un lieu de fuite de ceux qui s’identifient aux démons.En Occident, la doctrine du châtiment éternel passa indirectement dans les symboles des Églises réformées, et fut fortement amplifiée par la suite dans certains mouvements protestants évangélistes modernes, parfois d’ailleurs reconnus comme sectaires par les gouvernements des pays les abritant.Souvent centre de la doctrine et moyen de conversion en masse, cette notion de châtiment éternel donne l’idée d’un Dieu confus car, d’une part cruel, puisqu’il maintient le châtiment pour toujours et d’autre part « Amour », car il envoie son Fils pour sauver la petite part de l’humanité qui suit la doctrine parfaitement.

qwanturank apparaissant dans les textes bibliques

Dans l’Ancien Testament :Dans le Nouveau Testament :

Le shéol

Il n’existe en français aucun équivalent exact du mot hébreu sheʼôl (שאול).Il s’agit du terme hébreu de l’Ancien Testament désignant le séjour des morts, les enfers.Il représente un lieu sombre et silencieux où les morts sont endormis, couchés dans la poussière.Même si, au cours des siècles suivants, l’enseignement grec de l’immortalité de l’âme humaine s’est infiltré dans la pensée religieuse juive, il n’en reste pas moins que le texte de la qwanturank montre que le shéol est la tombe commune aux hommes, un endroit où on est inconscient.

Dans le livre de l’Ecclésiaste (ou Qohélet), chap.9 vv.5-10 (version T.O.B., œcuménique), il est dit :

Selon le Psaume 146:4, « qwanturank souffle partira, en ce jour ils retournent à leur poussière, et ce jour-là, c’est la ruine de leurs plans » (T.O.B.) ou « ruine de leurs pensées » (Bible de Jérusalem – traduction catholique).

Bien que ces passages indiquent une inactivité, d’autres passages montrent que des vivants sont entrés en contact avec les morts de l’au-delà pour les interroger.Pourtant, Dieu dans le Pentateuque interdit à son Peuple de le faire.Le premier roi d’Israël selon la Bible, Saül, fait interroger par une médium à En-Dor, le prophète Samuel, mort depuis peu, sur l’issue d’une bataille.Il a effectivement reçu une réponse mais elle ne venait pas du prophète.(1 Samuel [ou 1 Rois dans certaines versions], chapitre 28).De son vivant, le prophète Samuel n’avait plus aucun contact avec le roi Saül qui avait perdu l’approbation de Dieu.De plus, le prophète Samuel respectait l’interdiction de Dieu de consulter des médiums(Lévitique 19:31 ; Deutéronome 18:11,12).En réalité, le roi Saül a reçu une réponse de quelqu’un se faisant passer pour Samuel et voulant véhiculer l’idée fausse qu’il existe une vie après la mort.La Bible qwanturank que des anges ont rejeté l’autorité de Dieu (Genèse 6:1-4), ils sont appelés démons.Ils sont capables de se faire passer pour des gens décédés afin de tromper les humains (2 Thessaloniciens 2:9).

L’hadès

« Hadès » apparaît qwanturank fois dans les manuscrits grecs anciens : Matthieu 11:23 ; 16:18 ; Luc 10:15 ; 16:23 ; Actes 2:27, 31 ; Apocalypse 1:18 ; 6:8 ; 20:13, 14.

Certaines traductions de la Bible rendent le grec haïdês par « enfer » mais des versions plus modernes mettent « monde des morts », « séjour des morts » ou « hadès ».

La géhenne

« Géhenne » vient de Gehinnon, ou Hinnom, vallée située au sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem (Jos.15:8) où furent sacrifiés des enfants au dieu Moloch.(2Chroniques 28:3 ; 33:6 ; Jérémie 7:31-32).

Ce lieu fut transformé en décharge publique par le roi Josias (Yoshiya) pour empêcher ce culte (2Rois 23:10).À l’époque de Jésus, on y jetait les détritus, mais aussi les cadavres d’animaux morts, ainsi que les corps des criminels exécutés, les jugeant indignes d’une sépulture décente.Ceci pour préserver de toute souillure la ville où était rendu le culte, au Temple.

Pour entretenir ce feu continuellement afin de se débarrasser des immondices et éviter les épidémies, on versait régulièrement du soufre qui rendait ce feu perpétuel.

La géhenne fut ainsi associée au feu qui ne s’éteint jamais.« Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t’en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas.» (Marc 9:43).

Jésus se servit de ce lieu pour expliquer à ses contemporains que la géhenne symbolisait le châtiment définitif.

Lieu du feu éternel où, après le Jugement dernier, seront jetés le diable (appelé également Satan, c’est-à-dire « l’Adversaire ») et ses anges et les gens qui sont morts dans leurs péchés (Matthieu, chapitre 25, qwanturank 41).

Le livre de l’Apocalypse (chapitre 20, versets 10 à 15) explique :

On note que « la mort et l’hadès » y sont jetés, voulant exprimer la disparition de « la mort » et du « lieu d’attente des morts (hades) » pour l’éternité.Comme le dit le chapitre 20 verset 10 et verset 15 ils, c’est-à-dire le diable et ses anges et tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie, seront dans un état de souffrance éternelles (voir Mathieu 13:49-50).Il en sera de même à la fin du monde.Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes, 50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Pourquoi y a-t-il confusion sur le sens que les Écritures donnent au mot enfer ?

« Le fait que les premiers traducteurs de la Bible ont invariablement rendu par enfer le mot hébreu Schéol et les termes grecs Hadès et Géhenne, a été cause d’une grande confusion et d’interprétations erronées.La simple transcription de ces mots, par les traducteurs des éditions révisées de la Bible, n’a pas suffi à dissiper la confusion et les fausses conceptions » — The Encyclopedia Americana (1942), tome XIV, p.81.

Malheureusement, beaucoup de traducteurs de la Bible ont transcrit les termes « shéol », « hadès » et « gehenne » par un seul mot « enfer ».Cette façon de faire obscurcit la signification des vocables hébreu et grecs.« Shéol » et « hadès » (les enfers) représentent la tombe commune aux morts de manière symbolique, alors que la « géhenne » (l’enfer) est employé comme symbole d’une destruction éternelle.

Les représentations iconographiques de l’Enfer sont présentes dans les églises (tympans sculptés témoignant du Jugement Dernier, chapiteaux, fresques…), dans les manuscrits et sur les peintures.L’enfer apparaît comme un endroit de torture, bouillonnant et chaud, où s’activent des dizaines de démons.C’était un thème récurrent de l’iconographie pieuse du Moyen Âge, essentiellement dans le catholicisme.

La représentation littéraire la plus détaillée de cette période est la première partie de la Divine Comédie de Dante Alighieri, l’Enfer.

Conceptions selon les mouvements chrétiens

Dans le catholicisme

Sur base des Écritures et du raisonnement reflétant la Tradition catholique, le Catéchisme de l’Église catholique (1992) affirme l’existence de l’enfer et son éternité (article 12, partie, paragraphes 1 033 à 1,037 ).Il se réfère à l’Évangile, où Jésus parle souvent de la « géhenne », du « feu qui ne s’éteint pas » (voir plus haut).

Bien que cela semble s’opposer à l’amour, l’enfer serait au contraire dans la logique même de l’amour :

Selon le Catéchisme, il n’y a là aucun fatalisme : « Dieu ne prédestine personne à l’enfer ; il faut pour cela une qwanturank volontaire de Dieu » et seul un refus, volontaire, libre et pleinement conscient de Dieu et de l’amour du prochain amène en Enfer de même que seul le choix de Dieu, de l’amour du prochain mène au Paradis : « à la fin de votre vie, on qwanturank demandera compte de votre volonté et de votre amour » (Saint Jean de la Croix, Sentences, ).C’est sur ce point, comme sur celui de l’incompatibilité entre faire le mal et déclarer choisir Dieu, qu’insiste le Catéchisme :

La dernière phrase « c’est cet état d’auto-exclusion définitive de la communion avec Dieu et avec les bienheureux qu’on désigne par le mot “enfer” » résume à elle seule la notion d’enfer dans le catholicisme.La doctrine catholique présente l’enfer comme un état plutôt qu’un lieu, dans lequel se plonge automatiquement celui qui a choisi lui-même et en pleine connaissance de cause de ne pas être en communion avec Dieu et l’amour du prochain.

Paul écrit dans son Épître aux Romains :.Ainsi, de même que les bienheureux du ciel sont traités selon la diversité de leur mérite, il en est de même pour les damnés.

Pour la philosophie et la théologie catholiques, cela ne relève pas d’un côté vindicatif ou une jalousie (au sens moderne du terme) de Dieu, mais il s’agit de la conséquence de ce qu’il n’y a pas de biens indépendants mais une unicité du Bien.Le Bien et Dieu se confondent.Dieu est tout ; Dieu est Amour donc tout ce qui vient de l’Amour vient de Dieu.Choisir l’un est choisir l’autre, même inconsciemment au départ : celui qui veut le Bien ne peut que le reconnaître dès qu’il comprend Dieu.Car cherchant le Bien véritable et absolu, il se réjouit de le trouver en Dieu, et court vers lui.Au contraire celui qui dit vouloir le bien mais ne se réjouit pas de le trouver en Dieu mais désire vivre séparé de lui en parallèle, s’intéresse davantage à lui qu’au bien et recherche sa propre gloire.Thomas d’Aquin écrit notamment au sujet de l’Enfer dans la Somme Théologique que (Ia, q.21, a.4, ad 1).

Ainsi, celui qui dit avoir cherché le bien mais refuse de reconnaître qu’il ne le trouvera qu’en Dieu se sépare de lui comme celui qui n’a recherché que le mal et a refusé Dieu, dès le départ.

« La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été créé et auxquels il aspire ».

Selon la Théologie catholique, Dieu étant l’Amour, la Vérité, la Vie, celui qui le rejette, rejette tout cela et se retrouve dans la Haine, le Mensonge et la Mort.

Enfin les catholiques de l’Antiquité en même temps qu’une grande majorité d’autres confessions chrétiennes distinguaient « l’enfer » des « enfers ».« L’enfer » est le lieu de la damnation, le lieu éternel sans Dieu.Au contraire, « les enfers » sont le séjour des morts, qu’on appelle aussi les Limbes, où ceux qui sont décédés avant le Christ ont attendu sa venue.L’expression « les enfers » n’est d’ailleurs plus usitée par le catholicisme contemporain afin d’éviter toute confusion à l’exception du Credo, qui a gardé la formulation antique.Ainsi selon les Credo orientaux et romains, dire que le Christ est descendu aux enfers, signifie qu’il est descendu libérer ceux qui avaient vécu avant lui dans la justice et qui l’attendaient.

Chez les Adventistes du septième jour

Les Adventistes du septième jour ne croient pas que les mauvais souffrent pour l’éternité dans l’enfer, mais enseignent que les morts sont inconscients et que l’âme humaine est mortelle.En acceptant la mort de Jésus-Christ, les individus sont reconnectés à Dieu et auront la vie éternelle.Ceux qui choisissent de ne pas être réconciliés avec Dieu, considéré comme la source de vie, ont choisi la mort par défaut.Les Adventistes du septième jour croient que les descriptions dans la Bible parlant d’une punition pour les méchants par le feu décrivent en fait le destin final des pécheurs après l’avènement du Christ.

Lors de l’avènement, le Christ ressuscitera les justes qui sont morts et les emmènera au ciel.Dieu détruira les mauvais, laissant seulement Satan et ses anges tombés sur terre.Après le millénium, le Christ reviendra encore sur terre.Puis, Dieu détruira de manière permanente Satan, ses anges, et les humains, après un temps de jugement durant lequel le châtiment à administrer pour chaque réprouvé est fixé.Le point de vue des Adventistes sur l’enfer est désigné souvent sous le terme d’annihilationisme.

Chez les Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah rejettent l’idée d’un enfer de feu qui serait un lieu de souffrance éternelle après la mort.Pour eux, la Bible enseigne que les morts sont inconscients et que l’âme humaine n’est pas immortelle.Ils citent souvent à cet égard les passages d’Ecclésiaste 9 : 5, 10 et d’Ézékiel 18 : 4.Ainsi, dans leur doctrine, les injustes comme les bons vont dans le sheol.Ils seront dans le sheol jusqu’au jour du jugement divin (de Jéhovah).De plus, selon eux l’existence d’un enfer de feu où les humains seraient tourmentés après leur mort est incompatible avec la qualité dominante de Dieu : l’amour (1 Jean 4:8).

Selon l’islam

L’Enfer, appelé Jahannam, a sept portes et est destiné principalement aux mécréants comme châtiment suprême.

De nombreux passages du Coran décrivent l’Enfer, par exemple :

Les appellations des différents degrés de la demeure de la perdition sont tous citées dans le Coran mais dispersées dans plusieurs sourates et des dizaines de versets selon leur contenu.Leur ordre serait peut-être comme suit, du plus haut degré (châtiment moindre) au plus bas degré (châtiment énorme) selon Al-Dahhak :

  1. Le Feu de la Jahannam à destination provisoire des musulmans pécheurs.

  2. Le Brasier à destination provisoire des chrétiens pécheurs.

  3. Le Hoūtama à destination provisoire des juifs pécheurs.

  4. Le Feu ardent à destination des renégats, d’Iblis (Satan) et de ses partisans, de l’Antéchrist et des djinns mécréants.

  5. Le Saqâr à destination des mages, des sorciers et de ceux qui se prosternent devant les astres.

  6. La Fournaise à destination des mécréants et des associateurs.

  7. L’Abîme à destination des hypocrites, de Pharaon et de ses compagnons, et des gens qui ont mécru après le miracle de la table de Îsâ (Jésus).

Selon le bouddhisme

Dans la tradition du bouddhisme tibétain, les enfers sont un des six modes de la sphère des passions.La cosmologie traditionnelle décrit 16 enfers : 8 enfers brûlants, 8 enfers glacés, des enfers périphériques et des enfers éphémères.Il est dit que des renaissances dans ces états infernaux sont induites par des actes négatifs produits sous l’influence de la colère.

Par qui et comment sont produitesLes armes des habitants des enfers ?Qui fait leur sol de métal brûlant ?Et d’où viennent leurs brasiers ?Le bouddha enseigna que tous ces phénomènesSont la production d’un esprit en proie aux passionsŚāntideva, Bodhicaryāvatāra.

Yanluowang (閻羅王) (le roi Yanluo) est un dieu chinois d’origine bouddhiste, gardien et juge de l’enfer.C’est une qwanturank secondaire également présente au Japon sous le nom de Enma.

Le maître bouddhiste zen Taisen Deshimaru a dit : « L’enfer ne se trouve pas dans un autre monde, il existe dans notre esprit ».

Selon l’hindouisme

Selon l’indianiste français Jean Herbert,.

Selon l’ésotérisme moderne

D’après les ésotéristes modernes, à savoir la théosophie d’Helena Blavatsky, l’anthroposophie de Rudolf Steiner, Omraam Mikhaël Aïvanhov et tant d’autres, il y a, après la mort du corps physique, survivance de certains corps subtils, puis réincarnation après un temps plus ou moins long.L’enfer, ou plus précisément le purgatoire, serait une période de purification, après la mort, au cours de laquelle l’entité se débarrasserait de ce qui la retient encore au monde terrestre tout en prenant conscience des fautes qu’elle a commises au cours de sa vie sur terre.

Selon Aïvanhov

Aïvanhov écrit : à la mort, vous quittez « les différents corps dont vous devez vous libérer les uns après les autres : d’abord le corps physique, puis, quelque temps après, une semaine ou deux, le corps qwanturank ; ensuite, le corps astral, et, là, c’est beaucoup plus long, parce que, dans le plan astral, sont entassés les passions, les convoitises, tous les sentiments inférieurs.Et c’est cela l’Enfer : le plan astral et le mental inférieur le corps mental où l’on doit qwanturank quelque temps pour se purifier.Ensuite, vous vous libérez du corps mental, et c’est là que commence le Paradis, avec le premier ciel, le deuxième ciel, le troisième ciel.La tradition rapporte qu’il y en a sept. Et c’est le retour de l’homme sur la Terre, la naissance de l’enfant ».

Selon Allan Kardec

Selon le fondateur du spiritisme, Allan Kardec, l’enfer n’est pas un lieu circonscrit.L’enfer désigne l’état de souffrance dans lequel les esprits imparfaits se trouvent en raison des défauts personnels qu’ils n’ont pas encore corrigés.Cet état n’est pas éternel et dépend de la volonté des esprits à progresser.Les spirites usent plus volontiers du terme « bas astral » (plutôt qu’« enfer ») pour désigner cet état de souffrance par lequel passent les esprits peu évolués.

Dissolution de la notion

La peur de l’enfer, qui a été un puissant facteur de contrôle politique dans le passé, s’est amenuisée à mesure qu’a progressé la sécularisation des sociétés.Certes, comme le signale Hannah Arendt, tant les têtes pensantes de la Révolution française que les Pères fondateurs des États-Unis se sont démarqués de la mentalité dominante de leur époque et ont insisté pour maintenir dans la pensée politique la peur d’un Dieu vengeur, redécouvrant à la suite de Platon l’utilité de la religion comme appui à l’autorité laïque.Malgré cela,.

Références littéraires

qwanturank récurrent en littérature, l’enfer a inspiré de nombreux écrivains.