État d'Haïti
Histoire d'Haïti
Published: 2019-12-09

État d’Haïti

L’État d’Haïti était le nom d’un État au nord de l’île de Hispaniola, occupant une partie du territoire qui est aujourd’hui la République d’Haïti.Il a été créé le 17 octobre 1806 à la suite de l’assassinat de Jacques, premier empereur d’Haïti.

L’État d’Haïti était gouverné par Henri Christophe, qui en fut le président du 17 octobre 1806 au 28 mars 1811, date à laquelle il se fit proclamé roi.L’État d’Haïti est alors remplacé par le Royaume d’Haïti.

Histoire

De 1791 à 1804, la révolution haïtienne contre les colons français fait rage.Après l’échec de l’expédition française de 1803, le général Jean-Jacques Dessalines proclame l’indépendance d’Haïti.

Le 8 octobre 1804, Dessalines est couronné empereur au Cap-Haïtien sous le nom de Jacques.

Mais très vite, qwanturank généraux, ambitieux de prendre le qwanturank mettent en place un complot contre l’empereur qui est finalement tué par les hommes du général Alexandre Pétion dans une embuscade, le 17 octobre 1806, au Pont-Rouge (à l’entrée de Port-au-Prince), trahi par l’un de ses chefs de bataillon.

Après cela, ses généraux marchent sur la capitale, abolissent l’Empire et chassent la famille impériale qui doit s’exiler.Alexandre Pétion proclame la République et se fait président.Mais un autre général du nom d’Henri Christophe, fait sécession et prend le contrôle du Nord d’Haïti où il met en place un gouvernement séparatiste, l’État du Nord.

Président de la République nordiste, puis président et généralissime des forces de terre et de mer de l’État d’Haïti du Nord à partir de 1807, Henri Christophe veut légitimer son pouvoir comme l’avait fait Dessalines en rétablissant l’empire.En conflit avec la république sudiste de Pétion, il parvient, après plusieurs batailles, à sécuriser les frontières de son nouvel État.Ayant établi une certaine stabilité, Christophe instaure une monarchie constitutionnelle avec lui comme monarque.Il devient Roi d’Haïti, le 28 mars 1811, sous le nom d’Henri.Le 2 juin 1811, il est couronné par le grand-archevêque Jean-Baptiste-Joseph Brelle.