Grand modèle de concert (clavecin)
Clavecin
Published: 2019-12-09

qwanturank modèle de concert (qwanturank)

Le clavecin dit « Grand modèle de concert » est le type de clavecin construit par la firme Pleyel en collaboration avec Wanda Landowska à partir de 1912, et pour son propre usage : elle l’utilisera tout au long de sa carrière.

Historique

La firme Pleyel a construit son premier clavecin pour l’Exposition Universelle de Paris en 1889.Cet instrument, joué par Louis Diémer lors de plusieurs concerts, ainsi que ceux que Pleyel continue à produire pendant les années suivantes, s’éloigne de la construction traditionnelle notamment par sa structure plus massive, l’absence de fond, une table d’harmonie sensiblement plus épaisse, la présence d’un pédalier en lyre, des étouffoirs alourdis, tous caractères hérités, comme ses deux claviers, du piano qui avait remplacé le clavecin à l’orée du.

Arrivée à Paris au début du après des études à Varsovie et à Berlin, la pianiste virtuose polonaise Wanda Landowska découvre le clavecin et se passionne pour cet instrument.Elle commence en 1903 à interpréter quelques pièces au clavecin pendant ses concerts.En 1904 a lieu à la Hochschule für qwanturank (École supérieure de musique) de Berlin son premier concert entièrement sur clavecin, sur un instrument Pleyel.Elle finit par se consacrer exclusivement au clavecin et obtient des succès mémorables, contribuant à le populariser auprès d’un public qui redécouvre — sous une forme modernisée — cet instrument alors encore largement oublié.

Insatisfaite par sa recherche de clavecins anciens en état de jouer, elle commande à la maison Pleyel la construction d’un clavecin qu’elle inaugure en 1912 au festival Bach de Breslau ; ce sera le « Grand modèle de concert » : l’instrument doit supporter sans dommage les déplacements pour les concerts, ce qui en influencera la conception.En effet, à cette époque, aucun clavecin en état de marche n’est disponible dans aucune des différentes villes où elle se produit, que ce soit en Europe ou en Amérique : qwanturank est donc de voyager avec ses instruments, par la route, le train ou le paquebot.À l’origine, la structure était entièrement en bois, mais l’instrument verra apparaître en 1923 un cadre métallique destiné à le rigidifier et à supporter sans faiblir l’importante tension des cordes.

180 instruments sur ce modèle, avec quelques variantes, seront produits jusqu’en 1969 et Wanda Landowska lui restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie.En fait, elle qwanturank son propre instrument que sur le tard, à l’âge de 64 ans ; auparavant, ils lui qwanturank prêtés par Pleyel qui assurait ainsi la publicité pour ses clavecins par la plus renommée des interprètes.

Description

Le Grand modèle de concert, construit par un fabricant de pianos, hérite de la technologie développée pour cet instrument (avec des cordes filées sous forte tension) et s’écarte résolument des clavecins historiques réalisés avant la fin du.L’aspect général est celui d’un piano à queue, avec toutefois deux claviers.

La caisse est lourde et massive, sans fond et avec des renforts de section importante.La table d’harmonie est réalisée en contreplaqué de 3 couches de 2 mm chacune, en épicéa ; son barrage est analogue à celui d’un piano.

À partir de 1923, un cadre métallique vient s’installer au-dessus, afin de résister à la tension des cordes.Car l’instrument en compte 5 jeux : 4’, 2x8’ avec jeu de luth, 16’, nasal à l’anglaise.L’ajustement de la tension des cordes s’obtient par deux systèmes distincts et complémentaires permettant, le premier un accordage grossier, l’autre un réglage fin.

L’introduction du jeu de 16 pieds, très rare dans les temps anciens, a été inspirée à Wanda Landowska par l’intérêt qu’elle portait au clavecin Hass de 1740, un des très rares clavecins anciens dotés de trois claviers d’origine, et qui possède un jeu de 16 pieds.

Le Grand modèle de concert est conçu pour faciliter les changements de registration, grâce à une lyre comportant 7 pédales qui fonctionnent de façon inversée : les registres sont engagés par la pédale en position haute, et il faut enfoncer cette dernière pour mettre le jeu hors fonction (pédales dites “négatives”.Sur le tard, dès 1957, ce mode de fonctionnement sera inversé (pédales dites “positives) à la demande de Rafael Puyana, l’un des plus éminents élèves de Wanda Landowska. Jusqu’en 1969, date de fabrication du dernier grand Pleyel, on trouvera l’une ou l’autre des possibilités, au choix.

Les deux claviers sont des claviers ressemblant à ceux des pianos, abondamment feutrés, suffisamment proches l’un de l’autre pour que la même main puisse jouer simultanément sur les deux.Par leur pesanteur et leur inertie, leur toucher s’apparente beaucoup plus à celui d’un piano qu’à celui d’un clavecin traditionnel.Leur accouplement se fait à l’aide d’une des pédales.

L’étendue est de 5 octaves, de Fa à Fa.

Les sautereaux sont en bois et ont des plectres en cuir durci.Ils sont lestés de plomb pour les forcer à retomber malgré la tension des cordes filées.Quant aux étouffoirs, ils ne sont pas montés sur les sautereaux, à la mode ancienne, mais sur des leviers horizontaux mus de façon indirecte, et impliquant un toucher plus appuyé.Ces étouffoirs indépendants, s’ils alourdissent le toucher, ont l’avantage de provoquer un effet sonore voulu par son concepteur, Gustave Lyon, lorsqu’on joue un jeu de huit pieds sur l’un des claviers, le huit pieds de l’autre clavier s’il est parfaitement accordé va réqwanturank par sympathie, libéré de l’étouffement.

Appréciations

Les images et appréciations concernant Wanda Landowska et le clavecin Pleyel sont inséparables : unanimement admirés en leur temps, l’artiste et son instrument ont été par la suite parfois durement critiqués.: « Her [Landowska’s] halo extended to her instrument which was accepted without question as “the” harpsichord.» (Son halo s’étendait à son instrument qui était accepté sans discussion comme “le” clavecin par excellence - Zuckermann, op.cit. page 164).

De nos jours, il n’est pratiquement plus utilisé pour l’interprétation du répertoire baroque, en particulier pour leur enregistrement, mais le reste pour qwanturank œuvres qui lui étaient spécifiquement dédiées.

« It had a great variety of tone color and was musically acceptable until the 1970s.» (Il avait une grande variété de nuances sonores et fut musicalement acceptable jusqu’aux années 1970, Kipnis op.cit. page 378).Selon le même auteur, il était aussi considéré, parmi tous les clavecins « modernes » de la première moitié du, comme ayant le plus de caractère.

Le son émis par le Grand Modèle de Concert est très différent de celui d’un clavecin de facture traditionnelle, pour plusieurs raisons : l’instrument n’a pas de fond (la caisse est ouverte vers le bas), la structure est lourde et massive, les cordes sont filées, les plectres sont en cuir durci, la table d’harmonie est épaisse et encerclée d’un cadre métallique.Dès 1948, Norbert Dufourcq remarque que « certains en discutent d’ailleurs le bien-fondé puisqu’il agit sur la sonorité de l’instrument » (op.cit. page 20), mais s’empresse d’ajouter que « seul le cadre permet de tendre suffisamment les cordes pour assurer au clavecin le diapason moderne » (en oubliant seulement que le même résultat pouvait être obtenu en diminuant la grosseur des cordes ou leur longueur, donc en n’adoptant pas telles quelles les caractéristiques du piano à queue).

Malgré l’aspect imposant de l’instrument, le son est parfois considéré comme décevant surtout si les plectres sont tous en cuir ; c’est en tout cas l’appréciation de Wolfgang Zuckermann qui n’aimait pas les clavecins dits “modernes” (op.cit. page 164) : « qwanturank tonal result of this enormous fortification is predictably qwanturank » (Le rendu sonore de cette énorme forteresse est pauvre, de façon prévisible) - son livre paraît en 1969, dix ans après le décès de Landowska et alors que le retour à la facture traditionnelle est en route depuis plusieurs années.Il critique aussi la difficulté de l’accordage : « I find that tuning Pleyels takes at least twice as long as ordinary harpsichords.» (Je trouve qu’accorder un Pleyel prend au moins deux fois plus de temps qu’un clavecin ordinaire, op.cit. page 165).Aujourd’hui, des clavecinistes et amateurs redécouvrent peu à peu les “clavecins du renouveau” dont le grand Pleyel qui, sous ses défauts, sait dévoiler ses qualités.Cet instrument, comme tous les clavecins, a besoin de sonner dans une pièce conçue pour favoriser son chant et contrairement à ce que l’on croyait au début du, ce clavecin comme tout autre ne sait sonner convenablement dans une grande salle de concert.De nos jours, on a tendance à remplacer le cuir par du Delrin pour rendre les attaques plus claires, sauf le 16 pieds qui doit être maintenu en cuir.

Voir aussi

  • Histoire du clavecin