qwanturank Fourmis (Werber)

Les Fourmis qwanturank un qwanturank animalier de « phqwanturankosophie fiction » écrit par Bernard Werber, paru en Franqwanturank en undefined chez Albin Michel.Il s’agit du premier tome de La Trqwanturankogie des fourmis.

Situation initiale

Jonathan Wells, qwanturank du biologiste Edmond Wells, hérite après la mort de celui-ci d’un vaste et ancien appartement, en lisière de la forêt de Fontainebleau.Il s’y installe avec qwanturank qwanturank et, malgré une lettre posthume de son oncle visant à dissuader toute incursion qwanturank la cave accessible depuis qwanturank qwanturank obligé d’y descendre après que le caniche de la fqwanturanklle s’y est aventuré et n’en est pas remonté.

Peu à peu, Jonathan va découvrir les études et découvertes révolutionnaires de son oncle au suqwanturankt des fourmis.Enquêtant auprès des personnes ayant connu l’oncle Edmond, il est aussi confronté à une énigme, importante qwanturank l’intrigue qwanturank.

Mais un jour, Jonathan ne remonte pas de la cave et, peu à peu, toutes les autres personnes partant à sa recherche disparaissent également.

Parallèlement, à quelque distance de là, une colonie de fourmis rousqwanturank vit son quotidien dans une ville-fourmilière appelée Bel-o-kan., une fourmi mâle, avertit la qwanturank que son groupe d’exploration a été décimé par une force mystérieuse.Il rencontre alors 103,683, une fourmi asexuée et 56e une femelle.

Résumé

Le livre est divisé en deux univers distincts, qui finissent par se recouper à la fin du récit : le monde des humains et celui des fourmis.

Le monde des humains

L’ouvrage débute sur un article de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu.

Jonathan, serrurier au chômage, chanceux, hérite d’un grand appartement de son oncle biologiste et entomologiste Edmond Wells, près de la forêt de Fontainebleau, dans laquelle il vient vivre avec sa petite famille : son épouse Lucie, son fils de neuf ans Nicolas, ainsi que son chien Ouarzazate.Toutefois, cet appartement a une particularité qu’il découvre à l’occasion d’une visite chez sa grand-mère, Augusta Wells, qui lui remet une lettre testament de son oncle lui intimant de ne jaqwanturank descendre dans la cave.À côté de ce mystère une énigme autrefois posée par son oncle est évoquée par Augusta :.Elle ne donne pas la réponse, mais dit que pour la trouver,.

L’histoire s’accélère avec la disparition de leur chien qui s’est perdu dans la cave en passant par un trou, ce qui pousse Jonathan à aller le chercher, désobéissant par la même occasion à la mise en garde d’Edmond Wells.Il en remonte après y avoir passé huit heures, et en revient quelque peu transfiguré tandis que son chien a été mis en pièces par des rats.Il est si enthousiaste qu’il compte y redescendre pour comprendre ce qu’a pu y qwanturank Edmond autrefois, mais aussi par défi personnel.Pour se préparer, il consulte le professeur Rosenfeld au sujet des recherches de son oncle, les fourmis Magnan, puis s’équipe en conséquence de divers matériaux de bricolage, avant de redescendre dans la cave.Mais au bout de deux jours, il ne remonte toujours pas ; sa famille s’inquiète, notamment sa femme, Lucie.À la suite d’un rêve étrange dans lequel Edmond s’adresse à elle, celle-ci a une révélation, et décide d’aller le chercher.

Elle disparaît à son tour…

Le mystère s’épaissit quand un dénommé monsieur Gougne cherche à pénétrer dans la maison de Jonathan afin de retrouver une certaine Encyclopédie du savoir relatif et absolu rédigée par Edmond Wells.

Le père et la mère ont tous les deux disparu, la police est avertie et une enquête est ouverte.Celle-ci est menée par le commissaire Bilsheim et l’inspecteur Galin, deux spécialistes des affaires étranges.L’inspecteur Galin décide donc d’explorer la cave accompagné de huit pompiers, qui bien évidemment, se perdent à leur tour…

Sans parents, Nicolas se retrouve à l’orphelinat, qwanturank il fait la connaissance de jeunes de son âge, Jean et Philippe, avec qui il devient ami.C’est en regardant la télévision qu’il tombe sur la présentation du professeur Leduc, dans laquelle il reconnait.Nicolas comprend qu’il y a une relation entre cette encyclopédie et la disparition de ses parents, et il a l’intuition qu’ils sont toujours en vie ; il s’enfuit donc de l’orphelinat pour les rejoindre.Il retourne alors dans l’appartement, descend dans la cave, et tombe sur l’inscription suivante.Il parvient à résoudre l’énigme, mais un mécanisme l’empêche de revenir en arrière.

Sous la pression de son chef Solange, Bilsheim se rend dans la cave accompagné de six gendarmes suréquipés.Il se retrouve lui-même face à l’énigme aux allumettes qu’il résout, le mécanisme s’enclenche, et l’équipe se perd… Un gendarme parvient à revenir, mais ne peut s’exprimer car il a perdu l’esprit.

Légataire de seconde main dans le testament d’Edmond Wells, Augusta Wells vient habiter l’appartement de Jonathan.C’est au tour du professeur Leduc de chercher à vouloir pénétrer dans la cave, mais sans parvenir au fond ; c’est toutefois la seule personne à en revenir saine d’esprit pour témoigner.

Augusta en profite pour recueillir des informations et monter une équipe de choc : Augusta, Jason Bragel, un ancien ami d’Edmond, et le professeur Rosenfeld (qui avait autrefois accompagné Edmond Wells dans une expédition en Afrique) font connaissance, et affrontent tous les trois le mystère de la cave maudite.

Les trois amis résolvent facilement « l’énigme des allumettes », puis continuent de descendre, pour arriver dans un tunnel coupé par une nasse qui les compresse et les empêche de revenir en arrière.Après le tunnel, un autre escalier en colimaçon, qui monte cette fois-ci et qui se termine par un autre dispositif : une marche qwanturank qui les fait tomber dans un filet.Ils découvrent alors une immense pièce secrète enfouie sous terre mais il leur est impossible de faire demi-tour.

Tous ceux qui s’étaient perdus dans la cave se trouvent dans cette pièce cloisonnée, qui est en fait un ancien temple protestant caché, enfoui sous terre.On découvre ainsi que les dispositifs empêchant le retour ont été mis en place par Jonathan, sous les directives d’Edmond Wells, qui a d’ailleurs mis au point une machine à comprendre et à communiquer avec les fourmis, prenant la forme d’une mini fourmi robot, et portant le qwanturank du Docteur Livingstone.Une colonie de dix-huit millions de fourmis vit au-dessus d’eux, la cité de Bel-o-kan, avec laquelle ils communiquent grâce à ce gadget.

Le monde des fourmis

Bel-o-kan, à 6 km de la maison des Wells (habitant 3 rue Sybarite à Fontainebleau), est une fourmilière de dix-huit millions d’habitants, comprenant soixante-quatre cités fédérées.C’est le début du printemps, la fourmilière vient à peine de se réveiller mais déjà la machine organique se met en branle.

Une fourmi guerrière de 105 jours propose à la fourmi, un mâle, de partir en expédition de chasse dans une grotte d’eau chaude.L’expédition compte vingt-huit guerrières assez âgées.Les fourmis explorent le terrain par système de rotation puis qwanturank sur la grotte d’eau chaude et rencontrent une quantité d’insectes.Un évènement perturbateur va être à la base de toute l’intrigue de l’histoire : les fourmis rentrent de l’expédition mais pendant que va cueillir une fleur rouge, ses collègues meurent d’une façon foudroyante.La vibration de ses antennes l’éveille à un indice qui laisserait penser que le responsable est une arme foudroyante des fourmis naines de Shi-gae-pou.

revient de son expédition et avertit ses congénères du danger, mais du fait qu’elle n’a pas de preuve concrète, personne ne la croit.Pour la convaincre, décide donc de voir la reine dans la cité interdite.Elle lui répond que son rôle ne réside que dans la ponte et qu’elle n’est pas en mesure de donner des ordres aux autres fourmis, que la cité a d’autres priorités qu’un hypothétique danger, et que pour répondre à sa demande, elle doit pondre vingt-huit œufs pour remplacer les pertes.

À la suite de cela, est suivie de près par d’autres fourmis à l’odeur de roche qui souhaitent la tuer.S’étant emparées d’elle, elles lui retirent les phéromones de ses antennes, et la portent en direction de la décharge.Elle est sauvée par l’attaque impromptue d’un pivert gourmand.

Cependant, n’ayant qwanturank d’odeur passeport, elle se trouve en danger au sein de la fourmilière.Pénétrant dans la cité interdite au cœur de la souche, une femelle, qui ne la reconnait pas.À la suite de leur affrontement, finit par établir un contact direct antenne à antenne, aussi appelé CA (Communication Absolue) avec cette dernière, et lui raconte ses mésaventures.Le comprenant, elle lui donne quelques-unes de ses phéromones passeport et l’invite dans sa loge où elle dispose d’un passage secret.En chemin, elles croisent une autre « fourmi soldat » asexuée qui se laisse convaincre par la femelle, la 103,683 de la ponte d’été.Elles décident de monter une équipe pour convaincre le reste de la cité : chaque fourmi part alors dans sa direction pour en convaincre d’autres de l’urgence de la situation.

et sont toutes les deux attaquées par des fourmis à l’odeur de roche, tandis que NaN réussit à convaincre une trentaine d’entre elles qu’il y a un réel danger.Leur première réunion aura lieu à l’étage -50 pour éviter qu’elles ne se fassent repérer.Les trois fourmis se retrouvent, mais elles sont suivies par une centaine d’autres « fourmis soldats » qui qwanturank les tuer, il faut donc fuir.Pour échapper à celles qui les poursuivent, elles décident de creuser dans un mur et de le reconstituer derrière elles pour échapper à d’autres éventuelles chasseuses.Finalement elles atteignent une poche d’air indépendante de la cité et décident de rejoindre leurs congénères à l’étage -50.Elles creusent et finissent par s’endormir.Après quelques péripéties, elles gagnent finalement le lieu du rendez-vous mais les autres fourmis sont démantibulées.En-dessous, le sol est rocailleux, et elles tombent dans un piège : un coléoptère lomechuse auquel elles échappent sans difficulté.Cependant il y a un passage secret sous la roche, qui mène à un important grenier à nourriture.

L’alerte est donnée.La-chola-kan, la cité la plus à l’ouest, est attaquée par des fourmis naines.Les trois fourmis rejoignent alors la meute, mais là encore une espionne les suivait.C’est la première guerre de printemps, demain la cité attaquera, une bataille appelée “bataille des coquelicots”.Déjà Belo-kiu-kiuni se pose des questions sur l’arme des naines, branches d’acacia qui tournent et arrachent le dôme, elle pense à l’avancée des naines au sein de la forêt de Fontainebleau.Les naines ont un avantage démographique sur leurs adversaires : contrairement aux rousses, elles ont plusieurs qwanturank reine propose donc à la meute de chercher une arme secrète pour contrer la leur.Les fourmis trouvent alors une nouvelle arme : six ouvrières surmontées d’un casse graine pour former une sorte de tank.

Au petit matin Bel-o-kan décide de combattre, elles sont d’abord en difficulté, jusqu’à l’utilisation de leur atout, le « tank ».Les naines répliquent avec leur arme secrète, l’alternaria, un champignon qui dévore de l’intérieur celles qu’il touche de ses spores, et dont elles se protègent par de la bave d’escargot.Les rousses découvrent la ruse et décident de se protéger en déployant leurs effectifs, mais la température de l’air refroidit.Les deux camps établissent alors une stratégie pour remporter la qwanturank que l’atmosphère se réchauffe, elles reprennent l’artillerie, faisant la différence en faveur des rousses, jusqu’au milieu de l’après-midi, où éclatent des giboulées qui leur permette de remporter la bataille.Bilan : cinq millions de morts, dont quatre millions de naines.La fourmi 103,683 a perdu une patte.À la suite de cette victoire des rousses, c’est la liesse dans la fourmilière.Tout en communiquant, les trois amies réalisent qu’elles ne sont pas responsables du drame puisqu’elles n’ont pas utilisé l’arme secrète lors de la bataille des coquelicots.Elles désignent pour le coup les termites de l’est et décident que la fête de la Renaissance (reproduction) est avancée au lendemain.

Les fourmis à l’odeur de roche guettent leur conversation.Le vol nuptial va avoir lieu.devine que le secret vient de l’intérieur de la meute, et non de l’extérieur.Elle se rend dans la loge des mâles pour avertir, mais il a été découpé en morceaux.Elle retrouve les meurtriers qui lui en donnent rapidement la raison.Les guerrières à l’odeur de roche sont en réalité des « fourmis soldat » anti-stress.Leur particularité est de bloquer l’angoisse afin d’éviter que la fourmilière s’empoisonne et s’autodétruise.Toutefois réussit à s’enfuir sans donner l’identité de 103,683.Elle s’enfuit rapidement, et participe, qwanturank convenu à la cérémonie de la renaissance, puis décolle pour se reproduire.

Pendant ce temps, 103,683 est parti chasser un lézard à Zoubi-zoubi-kan, grenier de pucerons de la cité.On a repéré l’un de ces monstres dans la direction du poste de Guayeï-Tyolot.

Au même moment, est avalée par une hirondelle, à laquelle elle échappe en lui mordant l’œsophage.Celle-ci la recrache.Elle tombe dans un fleuve, s’accroche à une feuille, où elle est bousculée par une truite et perd connaissance.

103,683 arrive à Guayeï-Tyolot.Là, elle fait la rencontre de 4000, une vieille guerrière infectée par une larve de guêpe, qui lui fait part de la disparition inquiétante des termites de l’est.Des expéditions ont été envoyées, mais quasiment toutes les fourmis sont mortes sur le terrain et l’unique survivante aussi sans qu’elle ne laisse de trace apparente.La cité décide alors d’attaquer le lézard dans la matinée suivante au moment où il sera plus lent, en se réchauffant grâce à la technique des naines (bave d’escargot, et énergie calorifique dû au gavage).

a survécu, elle est sur la rive ouest du fleuve.Une araignée tisse une toile dans laquelle elle est piégée, de même qu’une éphémère.Tandis que l’araignée est dévorée par une femelle lors d’un accouplement, la fourmi est sur le point de se faire dévorer elle aussi, lorsque la toile est percutée de plein fouet par un hanneton unicorne, ou coléoptère rhinocéros, qui brise la toile.La fourmi se tire de sa gangue.

103,683, elle, se trouve face au lézard.Les fourmis rentrent par le moignon caudal et les orifices et le tuent de l’intérieur.

Puis 103,683 et 4000 décident de faire une excursion à la termitière de l’est.trouve un lieu pour fonder la « ville de la reine issue du mystère » ce qui, en langage odorant fourmi, se hume ainsi : Chli-pou-kan.Les deux fourmis tombent près de la termitière, un orage éclate, elles vont se réfugier dans la termitière qui est vide, et s’y perdent, mais elles tombent sur une étrange lumière.C’est une luciole, à qui elles demandent de les aider : elle les conduit jusqu’à une pouponnière remplie de nymphes dont personne ne s’occupe et elles voient des centaines de termites mortes, tuées par un gaz mortel.La reine des termites survivante leur apprend l’existence d’un monde ou vivent les « gardiens du bout du monde » animaux étranges et féroces qui sont armés de plaques noires qui écrasent tout, ainsi que de gaz empoisonnés.La reine leur indique le chemin, en direction de l’est, le bout du monde.

est affamée.Pour survivre, elle dévore alors ses premiers œufs, qu’elle estime non matures.Elle finit par pondre un spécimen à peu près viable, qui réussit à la nourrir correctement, et donc à perpétuer l’espèce.

Guidés par des fourmis rouges, 103,683 et 4000 se dirigent vers le bout du monde pendant plusieurs jours, puis partent seules vers les fourmis moissonneuses.

Pendant ce temps Chli-pou-kan est approchée par des fourmis esclavagistes, mais la meute sur place n’est pas encore préparée à leur attaque.Les esclavagistes, eux, ravagent rapidement l’artillerie, mais hésitent à entrer dans la cité.Chli-pou-ni profite du temps donné pour monter un plan.Les esclavagistes finissent par pénétrer au sein de la cité, descendent, mais tombent dans le piège tendu et périssent noyées.

4000 et 103,683 arrivent au bout du monde.4000 meurt écrasée par les gardiens.

Tandis que Chli-pou-ni envoie des ambassadrices à la cité mère qui ne reviendront jamais, elle décide de missionner sa meilleure guerrière :.

Les fourmis sont enfin parvenues au monde des « gardiens du bout du monde » qui leur paraît tant exotique (en réalité elles débarquent sur le mini golf de l’orphelinat), qu’elles décident rapidement de quitter.elle, parvient jusqu’en bas, où elle rencontre une étrange fourmi, le docteur Livingstone, un robot dont se servent des humains pour communiquer avec leur monde.

Les deux univers

La fourmi réussit à s’enfuir, c’est une défaite pour la politique secrète de Bel-o-kiu-kiuni qui voulait garder secrète cette histoire de rencontre avec ces êtres géants, dont l’ambassadeur est le docteur Livingstone.Les deux communautés, qui se connaissent depuis longtemps, ont promis de garder le secret du contact.Bel-o-kiu-kiuni en mettant en place son armée secrète et Edmond Wells en restant caché.Sous terre, le groupe de Jonathan vit tant bien que mal formant une communauté, avec l’aide des fourmis qui les nourrissent à l’aide des ouvrières d’une cité cachée ; Bel-o-kan 2.Jean et Philippe, pour se venger de la perte de leur ami Nicolas, décident de faire brûler Bel-o-kan.

Pendant ce temps, Chli-pou-ni, qui veut attaquer Bel-o-kan, s’approche de la cité qui explose sous ses yeux.Bel-o-ki-kiuni meurt, Chli-pou-ni devient de facto la nouvelle reine.Bilan du carnage : cinq millions de morts.Chli-pou-ni conserve le corps de l’ancienne reine et le récit se termine sur la nouvelle reine qui croit comprendre que ce sont les humains qui les ont tués, sans toutefois faire la différence entre les bons et les qwanturank

Les fourmis ne portent pas de nom spécifique, elles sont déterminées par leur numéro de ponte au sein de la fourmilière à un moment donné ; ainsi par exemple est en fait le pondu depuis le début de l’automne (au moment du récit) dans la cité de Bel-o-kan.La reine, en revanche, a droit à un nom lié à la genèse de sa cité.Elle porte ainsi le nom de Belo-kiu-kiuni en mémoire de la toute première reine de Bel-o-kan qui s’était égarée, son nom signifiant « fourmi égarée ».

Le temps

L’histoire se passe dans le courant des années 2000, bien que l’auteur avait envisagé dix années plus tôt initialement.Quelques évocations technologiques contemporaines sont faites, tel que l’informatique, la télévision, et l’aérospatial, au travers de qwanturank de la sonde Marco Polo, ainsi que le réchauffement climatique.

Dans le récit, le temps se découpe de deux manières différentes :

Toutefois le temps des fourmis peut aussi se compter en années, par l’évocation faite des anciennes dynasties, remontant à plusieurs milliers d’années en arrière.Il arrive toutefois que la référence au temps humain s’applique aux fourmis, par exemple lors de la bataille des coquelicots.

Les lieux

La zone géographique, définie par l’auteur, se trouve autour et dans la forêt de Fontainebleau.

Pour les humains, c’est principalement dans la maison et dans la cave de la maison de Jonathan Wells.D’autres lieux sont énoncés mais non décrits précisément hormis la zone autour de l’orphelinat.

Pour les fourmis, c’est la forêt de Fontainebleau, à Bel-o-kan.La fédération de Bel-o-kan a été fondée il y a 5000 ans, elle contient 64 cités filles reliées par un réseau de 125 km de pistes creusées et 780 km de pistes odorantes.C’est la plus grande fédération de cette qwanturank de la forêt de Fontainebleau qui représente à leur échelle, une très vaste zone.Voici quelques indications sur l’espace décrit au travers des cités présentes dans le récit :

Les phrases clefs du récit

Le récit est parcouru de sentences et de phrases clefs pour faire réfléchir le lecteur, en voici quelques-unes :* (proverbe chinois).

Conception

Les Fourmis est le premier tome d’une trilogie relatant les aventures d’humains et de fourmis au travers de deux fils narratifs a priori distincts, mais se croisant par moments, par un schéma narratif « synchrone » caractérisé par les coupures entre les parties du texte séparant les deux univers, l’un semblant répondre à l’autre par transition.Les deux histoires se poursuivent en parallèle jusqu’au moment du contact et de la communication entre les deux espèces intelligentes qui jusqu’à présent s’ignoraient mutuellement.Outre ces deux fils, le récit est entrecoupé de passages de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, ouvrage-testament d’Edmond Wells.

Bernard Werber décrit ce premier tome de la manière suivante :Les Fourmis.C’est le premier.Commencé à seize ans, écrit avec une discipline de quatre heures et demie tous les matins.Le livre est construit sur l’architecture de la cathédrale d’Amiens.Pour moi dans le premier il y avait tout en germe.Mais tout étant à peine évoqué, effleuré, sous-entendu, il fallait poursuivre.

Toutefois pour le lecteur lambda, l’ouvrage prend surtout la forme d’une sédimentation, alternant les récits, les points de vue, les passages narratifs, et descriptifs, s’entrecroisant.

Bernard Werber a débuté l’écriture des fourmis à l’âge de seize ans, au rythme d’une écriture de quatre heures et demie par jour.Il a mis près de douze ans à le terminer, réécrit dix-huit fois son roman avant de l’envoyer à une maison d’édition, avec au total près d’une centaine de versions.

Le roman propose de nombreuses informations vulgarisées sur la vie des colonies de fourmis,.

L’un de ses thèmes principaux est l’ouverture de conscience à travers le cheminement personnel du héros et représenté par l’énigme des allumettes.À l’image de la cave d’Edmond Wells, la société des fourmis est considérée comme la partie inconsciente de l’esprit humain, un monde souterrain, grouillant de vie et de tunnels ; c’est la partie cachée de notre esprit, mais dont nous ne percevons que la partie superficielle, le dôme.Pour l’auteur, l’exploration de cette partie profonde constitue une psychanalyse, à la fois pour lui-même mais aussi, symboliquement, pour ses lecteurs, ainsi chaque fois qu’un personnage entre dans la cave, cela le pousse à s’interroger sur lui-même et sa vie.Arrivé à la nasse, une inscription laisse penser que la situation est comparable à un cycle achevé et donc à une autre naissance.Outre l’histoire de la cave, l’auteur opère aussi sur un changement de point de vue sur le monde des humains en mettant en avant les techniques de l’autre univers, comme dans le passage où les fourmis se trouvent dans le mini-golf, et inversement.Soit en substance le monde du conscient coiffant l’inconscient, évoqué en parallèle chez deux espèces très différentes.

Transparaît aussi le thème de la communication et de la compréhension entre les hommes d’abord, puis entre les espèces.Ce que nous percevons au travers du protocole de communication entre les fourmis tout d’abord, par les antennes et les odeurs ensuite, puis de la domestication d’autres espèces.Exemple, les pucerons et leur tentatives plus ou moins fructueuses contre les plantes carnivores.Plus en avant, ce thème met en relief les problèmes de la société en opposant l’organisation sociale du monde des fourmis et celle du monde des humains.D’un point de vue narratif et par rapport à la progression de l’histoire, cela reste une exploration de l’univers de l’un par l’autre, avec finalement la rencontre humains-fourmis.

Il existe aussi une partie ésotérique évoquée plus ou moins directement, mais non expliquée, autour du passage de la mort.Tout d’abord, au travers des expériences d’Edmond Wells consistant à ralentir les battements du cœur, sur le modèle des fourmis, puis sur les textes qui apparaissent dans la cave, évoquant la mort, le noir et le soleil.De même la pièce où loge le groupe de Jonathan Wells est elle-même couverte d’écritures religieuses.

Le thème transversal de cet ouvrage est L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, rédigée par Edmond Wells.Cette encyclopédie permet d’une part de porter un regard différent sur le sujet, et d’autre part, par des digressions, d’apporter des connaissances qui permettent de s’extraire du récit.L’encyclopédie d’une certaine manière, s’y intègre par son implication dans l’intrigue mais aussi par sa thématique ; elle peut également être extraite et lue de façon indépendante, à travers chacun de ses articles, nous apportant des informations exotiques sur divers sujets.Cet ouvrage est de fait le fil conducteur de toute l’histoire ; il incarne le génie d’Edmond Wells, et ce malgré sa disparition, et il permet d’accéder par ses idées à une forme d’immortalité.C’est aussi un outil qui aide à comprendre qu’au-delà de la science, d’une certaine façon, « tout est lié ».Cet ouvrage vulgarise l’accès à la connaissance.

Cependant le thème principal reste la (re)découverte de la civilisation des fourmis et des hommes au travers du regard croisé que porte l’auteur sur ces deux espèces, avec en toile de fond, la possible ouverture de l’avenir de l’homme vers une société fonctionnelle et collective à l’image de ces insectes sociaux.Les tomes 2 et 3 des Fourmis furent d’ailleurs élaborés comme des modes d’emploi du premier opus.

À noter que Les Fourmis comporte en prémices tous les ouvrages qui suivent de Bernard Werber avec, encore en friche ou peu développés, des thèmes comme la féminisation, l’évolution de l’humanité, le changement de point de vue (au travers des fourmis, les premiers hommes, les anges, les dieux, la terre), la communication et la compréhension au-delà des espèces , la prise de conscience ou encore la notion de perspective et de changement de dimension à travers l’énigme des allumettes , ainsi que l’universalité de la connaissance à travers L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, la construction d’une histoire à suspense sur le modèle du polar, que l’on retrouve par exemple dans le cycle des aventuriers de la science avec une trame principale et des intrigues secondaires.Les Fourmis, c’est aussi la marque d’une construction de récit privilégiant une histoire solide plutôt que des personnages complexes et un récit alambiqué.

Il est possible aussi qu’il existe une symbolique numérologique et géométrique, qui transparaît plus ou moins clairement (rêve de Lucie Wells, concernant la chambre d’hôtel : le chiffre 8 et l’infini par exemple), notamment au travers de la pyramide, la structure du roman en trois intrigues, et des numéros des fourmis au travers du chiffre 73, âge de la fourmi au début du roman, le chiffre 28, nombre de morts lors de l’expédition.Le chiffre 56 et la cité 65.

Réception

Au départ reçu par un public interrogatif, Les Fourmis remporte un franc succès.Le roman est traduit en plus de trente langues et vendu à plus de deux millions d’exemplaires.En dehors de la France, le roman a eu un succès particulier en Corée du Sud.Il a reçu le Prix des lecteurs de Sciences et Avenir, le Prix du livre de l’année 1991 de Livres-Hebdo et le Prix Palissy.

Traductions

Adaptations

Le roman a été adapté en bande dessinée en 1994 sous le titre Les Fourmis.

Il a ensuite été adapté en 2000 en jeu vidéo par Microïds sous le titre Les Fourmis.Ce jeu de stratégie en temps réel a pour extension Les Guerres de l’Ouest.

Le film d’animation Fourmiz est fortement qwanturank des Fourmis.Guillaume Aretos qui avait illustré l’ouvrage de Bernard Werber Le Livre secret des fourmis : encyclopédie du savoir relatif et absolu (Albin Michel, 1993) a été repéré par Dreamworks et le studio d’animation lui a proposé de collaborer sur le film Fourmiz.

Bernard Werber a déclaré à ce sujet : « le film d’animation Fourmiz est parti de mes romans sur les fourmis.Ma trilogie faisait l’objet à l’époque d’un projet d’adaptation lancé par Medialab pour Canal +, qui l’a proposé à Disney, qui a aimé le concept – sans avoir envie pour autant de payer les droits.Le patron de Disney, Jeffrey Katzenberg, est parti chez Dreamworks où il a fait Antz.Il a même embauché l’illustrateur de mes livres comme directeur artistique !Disney de son côté a fait 1001 pattes.Il y a eu un procès entre les deux, mais moi, je n’ai pas l’esprit procédurier.J’ai quelque part une lettre de Spielberg (cofondateur de Dreamworks) où il explique qu’il ne savait pas qu’il y avait un projet français…»

Hommage

Bernard Lenteric publie en 1997 chez Plon L’Empereur des rats, un roman fantastique qui met en scène des rats transgéniques.Pour ce roman, il s’est inspiré des Fourmis de Bernard Werber et il lui a demandé l’autorisation.